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Embrun Man...J-21

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15072012

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Embrun Man...J-21






J-31…
Petite rétrospective avant le compte à rebour : l’édition 2012 sera pour l’un la 3ème édition, pour l’autre la 2ème, et pour le petit nouveau la 1ere, peut-être même aussi un invité surprise…voir sur le forum Very Happy
C’était en 2010…
Jeannot : Voila les photos de l'Embrunman 2010 et je remercie encore les supporters, famille et amis qui ont contribué à nos performances...
Xavier : Ils nous ont fait rêver...et nous donnent envie...Nous avons eu l'occasion de le faire à plusieurs reprises, mais une nouvelle fois : bravo, félicitations et Merci !Alors il me vient une idée ...2012 les ZOOT (autres)...Ca passe vite 2 ans…


Philippe, c’était en Septembre 2011…
Voici, en toute modestie, le récit de mon EMBRUNMAN. Ma seule ambition est de vous faire partager cette journée inoubliable pour moi et aussi, je l’espère, entrainer l’an prochain plusieurs d’entre vous dans ce défi hors du commun.
Ce 15 aout, le réveil sonne à 04h00 après une nuit plutôt bonne. J’abordais cet Embrunman plus sereinement quand 2010. Mon entrainement était sensiblement identique et l’expérience de la première édition me rassurait.
Après un petit dej. (1/4 de gâteau énergétique et un bol de café) que je prends sur le balcon pour ne pas réveiller la famille, je rempli mes bidons en pensant à Xavier (il comprendra) ; puis un dernier pointage du contenu de ma caisse (fournie par l’organisation) et je descends au plan d’eau vers 04H45. La température est déjà clémente et ce n’est pas pour me rassurer car je n’aime pas les grosses chaleurs (et je vais être servi !).
La magie de l’Embrunman commence, de partout on voit les lueurs des lampes frontal qui convergent vers un même point. Le parc est éclairé par de gros halogène et la vue des 25 travées de vélos posés sur une moquette bleue est vraiment très belle et impressionnante.
La tension est palpable, on se prépare en silence, pour l’instant les haut parleurs diffusent une musique douce et zen. Cette année je me retrouve un peu esseulé à ma chaise 718, Jean n’est pas là pour échanger nos impressions, pour se rassurer, pour se motiver …
Mais j’ai vu Xavier de l’autre côté des grilles qui déjà à 5h15 m’avait crié un premier « Philippe » et puis Valentin qui fait son travail d’arbitre vient me faire un salut. Je décide d’appeler Xavier par téléphone pour lui dire qu’il faut qu’il soit dans le parc à mes côtés avec l’équipe du Pastel en 2012 : « je l’ai dans la tête me répond t-il ».
05h40, le speaker commence son œuvre, il nous motive par de petites phrases du genre « c’est votre journée » « vous vous êtes préparés des mois durant pour vivre votre défi, vous y êtes … ». L’émotion mélangée à la peur m’envahit.
05h45, le speaker se déchaine en musique et le millier de spectateur participe à la montée en pression.
05h50, c’est le départ des 40 féminines
06h00, c’est la délivrance, je prends un départ prudent en essayant de ne pas prendre trop de coups. Dans le noir, les repères sont faussés, les sensations sont différentes, je cherche désespérément les premières bouées normalement éclairées, mais j’ai du mal à les repérer, il y a des lumières partout alors je me contente de rester au contact. Je fais le premier tour bien concentré. Le jour se lève et j’entame le deuxième soulagé de pouvoir m’orienter. Un tour sans encombre mais c’est toujours la bagarre pour prendre la corde à chaque bouées. Je sors de l’eau en 1h10, je me dis « tient tu as gagné 4 min, ça commence bien » c’est important d’avoir des idées positives tout au long de l’épreuve.
La transition se passe tranquillement, j’en profite pour manger le reste de mon gâteau énergétique (un petit truc de Jean, que j’ai apprécié).
C’est parti pour 188 Km de vélo, Annick est là, à la sortie du parc pour m’encourager.
On commence par 6 Km de monté pour rejoindre les Puys sur la boucle de 40 km (circuit du CD) avant de partir vers l’Isoart. Au passage sur Embrun, au rond point des Orres, je vois Béatrice et Gautier (qui a fait un bon 3 km en béquille) qui m’encouragent, ça me booste pour la suite, il reste 148 km. La route qui mène à Guillestre, en surplomb de la Durance a été refaite, c’est un vrai régal, je me fais plaisir sans me mettre dans le rouge et la vue sur les gorges est magnifique. Puis les choses sérieuses commencent : les côtes jusqu’à la sortie de Guillestre, les gorges du Guil ou le pourcentage n’est pas très élevé mais c’est usant et il ne faut pas se laisser griser et user trop d’énergie. Je me suis bien calé dans mes prolongateurs, assis sur le bec de selle et j’ai laissé « tomber » les jambes.
A la sortie des gorges, on peut dire que l’on attaque le col mythique. Que dire sur l’Isoart, à part des banalités du genre « c’est long et c’est dur » mais c’est aussi très beau, notamment le paysage « lunaire » de « Casse déserte », les 9 derniers kilomètres sont sévères, on oscille entre 8 à 12% (reconnaissance obligatoire pour les futurs Enbrunman). J’arrive en haut du col peu avant l’heure du déjeuné. Tient ça tombe bien un sac de sandwichs doit m’attendre. J’ai laissé mon ravitaillement le matin au parc et l’organisation se charge de les monter et de la distribution au col (il faut saluer l’efficacité des bénévoles).
Un nouveau petit salut de Valentin qui surveille les ravitaillements. Puis j’enfile mon coupe vent et je dévale la descente vers Briançon. Après quelques lacets, les virages s’étirent et la vitesse augmente, mon compteur fleure avec les 80 km/h.
La traversé de Briançon jusqu’à la monté des Vigneaux me laisse le temps de déguster mes sandwichs (pain de mie, jambon, beurre).
En guise de digestion, on attaque une dizaine de kilomètre de monté en palliée, c’est la deuxième grosse difficulté du parcours. La descente est belle, suivie de la traversée d’Argentière et une des rares portions de plat.
Revoilà Valentin à l’arrière d’une superbe moto, il rempli son rôle d’arbitre à fond, il me demande de bien remettre mon dossard et par la suite à plusieurs reprise il m’adresse de discrets encouragements.
J’avais gardé en mémoire, la redoutable côte du Pillon (2km en ligne droite entre 10 et 14% le long d’une paroi rocheuse). Cette année la chaleur s’était ajoutée à la difficulté.
Après ça il reste une trentaine de bornes pour rejoindre Embrun ou ce n’est pas fini, c’est le « petit » + de l’Embrunman : Le Chalvet, une montée de 5 km (reconnaissance obligatoire pour les futurs Enbrunman). Certains disent que c’est trop, que c’est « sadique », je pensais la même chose en 2010, mais je me dis aujourd’hui que ça fait l’originalité et la différence de l’Embrunman. Par contre, la descente est très dangereuse et le manque de lucidité après 185 km peut être fatal.
ENFIN, l’arrivée dans le parc, je me change sans précipitation, je mets ma ceinture avec des petits bidons, ma casquette, mes lunettes, un peu de crème solaire et c’est parti pour le marathon.
Je sais que ça va être pénible à cause de la chaleur, alors je décide de gérer au mieux le plus régulièrement possible sans marcher en dehors des zones de ravitaillement (psychologiquement, cet objectif m’a aidé à me surpasser). Deuxième résolution, je ne voulais pas comme en 2010 « restait » dans ma bulle et je voulais profiter de tous les instants, comme ceux quand on croise la famille et les supporters (merci à la famille Hachet et Lebeau).
Le premier semi ne se passe pas trop mal avec de bonne sensation au départ mais à l’entame du deuxième tour mes forces commencent à s’amoindrir. Heureusement Xavier est là comme depuis le début du marathon. Il sait qu’il n’a pas le droit de me suivre, alors avec son vélo, il va d’un point à un autre et j’avais l’impression qu’il était partout. Moralement, sa présence, ses conseils et ses encouragements m’ont aidé à oublier la souffrance.
Côté alimentation pendant le marathon, j’ai compris que les gels et l’eau ne suffisaient pas après déjà 9 à 10 heures d’effort. Il faut pouvoir manger du solide (pas facile, il faut que je teste avant l’édition de 2012). Je ne vais pas vous décrire le parcours de la CAP, seulement vous dire qu’il n’est pas plat (on s’en doutait) et qu’il n’est pas ridicule de marcher.
Après la dernière difficulté de la montée vers le village de Baratier, les 7 derniers kilomètres sont en descente et PLAT pour finir (enfin pas tout à fait l’avant dernier est en montée).
Et c’est là que l’on prend conscience qu’il faut vivre à fond ces derniers instants. De toute façon, Xavier était là pour me le rappeler : « aller Philippe, les derniers kilomètres sont à toi, super …, ta famille d’attend sur la ligne … » et c’est magique, l’émotion me gagne, la douleur est oubliée et les jambes tournent mieux.
L’arrivée avec Gautier (100m de course en béquille) et Béatrice fut un vrai moment de bonheur.
Vivement le 15 aout 2012 !


Ben voilà J-21… cheers

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Wink La passion du triathlon pour tous !
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Xavier

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